Année internationale du pastoralisme

2026 est l'année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, le domaine de la Fage est mobilisé !

En 2026, l’ONU consacre une année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, avec pour objectif de mieux faire connaître le pastoralisme, répandu dans le monde entier mais peu visible dans la recherche et les politiques publiques.

Le pastoralisme désigne une forme d’élevages qui reposent sur le pâturage de ressources végétales spontanées tels que des prairies naturelles, des parcours et des alpages, des bois pâturés, etc. Il s’organise au rythme des saisons et des milieux naturels dans lesquels évoluent les troupeaux, nécessitant la mobilité des animaux dans des espaces naturels ou peu aménagés. 

Selon Benoît Dedieu, directeur de recherche à INRAE et spécialiste des systèmes d’élevage et du pastoralisme : « On peut dire que le pastoralisme est un mode d’élevage agroécologique : il repose sur la valorisation de ressources naturelles pâturées et sur la mobilité des animaux, ce qui limite le recours aux intrants. Bien que les troupeaux prélèvent les ressources, ils contribuent aussi à leur renouvellement et à l’équilibre des milieux et à la biodiversité. Ce fonctionnement en plein air s’appuie par ailleurs sur une diversité de surfaces et de végétations. Il est cependant très sensible aux aléas climatiques et implique des interactions avec la faune sauvage, des contraintes qui font partie des équilibres propres aux systèmes agroécologiques. ». 

Grâce à une approche pluridisciplinaire, INRAE contribue aux recherches sur le pastoralisme en France et à l’international. L’expertise de l’institut dans ce domaine s’appuie sur les systèmes d’élevage, la sociologie, l'écologie, la zootechnie, l'économie et la génétique. Les travaux sur le pastoralisme portent sur :

  • Le fonctionnement des ressources pastorales : dynamique des végétations, rôle du pâturage sur la biodiversité, prévention de l’enfrichement et des incendies. Pour un écologue, l’animal est un élément du fonctionnement écologique. Les prélèvements alimentaires, les piétinements et les déjections animales jouent un rôle fondamental dans le renouvellement d’équilibres écologiques fragiles et favorables à la biodiversité.
  • L’adaptation au changement climatique : évolution des pratiques pastorales face aux sécheresses, aux aléas extrêmes et aux tensions croissantes sur l’accès à l’eau, en particulier en montagne.
  • L’animal en milieu pastoral : dynamiques de l’état corporel et performances, santé et bien-être en plein air, interactions avec la faune sauvage, capacités et apprentissages des animaux pour valoriser des ressources végétales hétérogènes et dynamiques.

Le domaine de la Fage est mobilisé sur ses trois thématiques prioritaires pour l’avenir les espaces pastoraux.